Zone de confort


arbre-lepetdeprincesse
Autant je n’ai pas peur de voyager, de partir à la découverte de nouveaux horizons autant faire quelque chose d’inhabituel, quelque chose qui demande certains efforts, certaines organisations, certaine volonté, qui peut avoir des conséquences sur mon train-train quotidien peut me faire peur, m’effrayer. Comme paralysée, presque pétrifiée dans la toile d’araignée, je préfère y rester, là où je me sens en « sécurité ».

Je suis partie de mon île natale, j’ai quitté famille et amis pour me retrouver dans cette ville où je ne connaissais personne. On était deux. C’était déjà plus rassurant. J’ai déménagé 4 fois en moins de 10 ans, moi qui n’avais jamais quitté la maison parentale. A 30 ans, j’ai choisi la reconversion professionnelle. Un autre changement. Je me rends compte avec du recul, que j’ai du quelque part sortir d’un certain confort mais pas suffisamment, peut-être parce que j’avais un objectif à atteindre ? Peut-être parce que je sentais que ça serait forcément mieux ? Mais je ne pousse pas plus loin…

Sortir de ma zone de confort, là, maintenant, serait oser dire et faire, concrétiser ces projets que je tourne et retourne dans ma tête sans trouver d’issu. Ces projets qui, je le sais, par peur de sortir de ma zone de confort, vont constituer des regrets (j’en ai peu, mais j’en ai) et refaire venir une sensation de mauvaise estime de soi. Ce serait pouvoir me sentir complètement autonome et indépendante. Ou peut-être plus épanouie avec quelque chose qui me permet de me rapprocher, de trouver une cohérence entre ce que je veux et fais. Et c’est difficile. Difficile car une petite voix en moi me dit que je ne suis pas si mal lotie et qu’à vouloir plus, je risque de tomber de haut, de faire s’écrouler le petit équilibre qui s’est fait après tant d’années. Et j’ai peur. Ça me terrorise. Et alors quoi ? C’est aussi ça la vie, prendre des risques, accepter le bon comme le mauvais et s’en enrichir.

Aujourd’hui, j’ai plus qu’envie de m’autoriser à sortir de ma zone de confort, sans me bousculer, mais petit à petit, pour vivre.

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