La continence ou l’acquisition de la « propreté »


proprete-lepetdeprincesse

A 18 mois, quand PetitAmour a commencé à dire lorsqu’il faisait pipi caca (le bonheur des parents se compose vraiment de petites choses), j’étais fière et la question de la continence s’est tout de suite posée. Trop jeune ou non ? Moi, étais-je prête ? Il a eu son pot, qui ne l’a pas du tout, mais alors pas du tout intéressé. Puis à force de le voir, il a commencé à jouer avec. Je lui ai expliqué à quoi ça servait, ce qu’il pouvait y faire. Puis l’été de ses 2 ans, on a tenté le cul-nu et fiasco total. Non, il n’était pas prêt. On m’a conseillé de le laisser, qu’il était jeune et que ça viendrait naturellement. On a jamais vu d’adultes avec des couches (sauf problèmes on s’entend). Alors, j’ai attendu, j’ai laissé, puis ses 3 ans approchaient…j’ai retenté, j’ai commencé à me mettre la pression, à sentir la pression des autres. La pédiatre lui a fait promettre de retirer ses couches, au moins la journée. Que nenni. Aujourd’hui, il a 3 ans et un mois (oui j’insiste). Et toujours ses couches. On a fait un autre essai pendant les vacances, sachant qu’à plusieurs reprises il a dit lorsqu’il avait envie de faire pipi et qu’il n’avait pas de couches, notamment lorsqu’on allait à la plage cet été.

Mais non, non et non ! Il réclame sa couche. Alors, j’hésite entre vraiment lâcher l’affaire ou faire du forcing, à force d’entendre de nombreux parents dire qu’une fois les leurs à l’école ça a été fini. Pour PetitAmour voir les autres aller aux toilettes semble ne lui faire ni chaud ni froid. D’ailleurs, il refuse les toilettes.

On a lu des livres, on a expliqué, il nous a accompagnés dans les toilettes (vive l’intimité), mais aucun résultat.

Alors, je lâche-prise. Je le laisse à aller son rythme. Lui qui est curieux de tout, parle comme un livre, pose 1000 questions à la minute, se rappelle de minuscules détails, a toujours le sourire et adore faire des blagues, sur ce point-là il ne se sent pas prêt. Je suis frustrée de ne pouvoir rien faire. Je crois que c’est bien le plus difficile. C’est SON corps, SON évolution et je n’y peux pas grand-chose sinon le respecter.

Vos réactions (2)

    COHEN ANNICK a écrit le 11 janvier 2016

    J’ai énormément apprécié votre réflexion sur l’apprentissage de la propreté de votre petit bonhomme.
    Je vais l’envoyer à mon adorable belle-fille qui a eu une pression infernale imposée par la directrice de la maternelle où est son petit loup a fait sa rentrée en septembre dernier. Elle menaçait de ne pas le garder. Les jeunes parents étaient comme vous partagés entre insister et attendre que ça vienne naturellement. D’autant que ptiloup n’avait que 2 ans et 9 mois, alors pas de quoi s’affoler. Ils ont pris rendez-vous avec la directrice et lui ont dit calmement ce qu’ils pensaient de cette méthode sauvage et qu’il était hors de question de rendre anxieux un ptiloup qui respire la joie de vivre.
    Résultat : ils n’ont pas tenu compte des menaces et aujourd’hui n’en entendent plus parler. Quant à ptiloup il est en pleine forme et toujours heureux de vivre.
    A méditer…

      pdeprincesse a écrit le 16 janvier 2016

      Merci Annick pour votre partage d’expérience. L’école n’est malheureusement pas adaptée à nos ptits bouts. On leur demande trop tôt certaines choses. D’ailleurs, elle ne peut refuser un enfant qui n’est pas continent, mais c’est bien plus simple pour les instits et aussi les ATSEM car deux personnes pour gérer 20/25 enfants en couche ce n’est tout simplement pas possible…Je suis ravie d’entendre que votre belle-fille et votre fils ont pu écouter leur fils et faire entendre leur point de vue.

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