Je m’appelle P et je suis addict


teatime-lepetdeprincesse

Dès le matin le manque se fait sentir. Je m’imagine déjà ce que je vais pouvoir me faire quand ils seront partis.

J’essaie de me redonner de la motivation pour ne pas y penser. Une seule, juste quelques minutes. Pas avant 10h, je fais ça d’abord. Je m’installe et déjà je fonds dans ma petite bulle. Plus rien n’existe vraiment. Je me laisse happer. C’est bientôt fini et je tente encore de résister à l’appel d’une autre dose, mais c’est plus fort que moi. Une autre. Mais la dernière. Ce n’est pas raisonnable. Tant pis. Tapie là, personne ne me voit, c’est mon jardin secret, c’est mon moment, je me délecte de tout cela tout en culpabilisant, un peu.

Je ne devrais pas, j’ai tant d’autres choses à faire. Mais pourquoi pas? C’est là, accessible, grisant parfois, décevant à d’autres mais toujours attirant. L’heure tourne, mais chaque fin me pousse à un autre début. Un recommencement sans fin. J’attends avec impatience d’être seule ou du moins de ce temps, ce tête-à-tête qui me procure différentes émotions, qui poussent ma curiosité à aller interroger des zones inexplorées ou en approfondir d’autres.

C’est trop, je le sais. Je m’enferme dans ce qui me tient éloignée de la vraie vie, parce que cette vie par procuration est rassurante, prévisible, pleine d’aventures sans se mouiller. Une sorte de rêve éveillé. J’en prends encore un peu en me promettant que c’est la dernière fois. Mais tant qu’il y en a encore, la tentation est trop forte. L’heure tourne, l’effet s’estompe? Non. La voix maléfique pousse toujours à en consommer encore et encore. Ça ne peut plus durer, il faut que je me soigne.

Je suis une séries addict et je vais (essayer?) me sevrer.

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