A quoi pensons-nous dans les transports en commun ?


Plage

 

Nous sommes plusieurs milliers à prendre le bus, le tram, le train chaque jour, pour aller au travail, pour aller boire un verre, pour se rendre à un rendez-vous.Des milliers et pourtant, souvent, tout ce petit monde ne se dit un seul mot.

Lorsque je suis de mauvaise humeur, les gens autour de moi n’existent pas ou plutôt leur présence m’exaspère et j’aurai envie de les insulter pour me marcher sur les pieds sans s’excuser, de prendre de la place, d’être tout simplement là.

Lorsqu’à l’inverse je me sens bien, j’ai envie de leur sourire, presque de plaisanter avec eux, d’échanger.

Mais voilà, dans le bus ou dans le tramway, on échange à la limite quelques sourires, des politesses, mais rarement on discute. Et pourtant. Nous aurions certainement des choses à nous dire. Dans d’autres circonstances, une réunion, une soirée, une fête, il se pourrait bien qu’avec une ou deux de nos voisins de transports nous échangions sinon quelques banalités, une vraie discussion sur un sujet.

Lorsque je vois quelqu’un avec un très chouette tatouage ou une tenue qui lui va vraiment très bien, j’ai envie de le lui dire. Mais je m’abstiens. Pourquoi nous retenons-nous de dire des choses sympas, de parler un peu le temps d’un trajet ?

Parfois, en me promenant avec mon fils, avec GrandAmour ou même seule, il m’est arrivée que des personnes âgées ou des couples échangent quelques mots agréables. Je trouve que ces petits instants là sont vraiment bourrés de joie. Ca me met du baume au cœur que l’on puisse simplement se parler, discuter, dire un point de vue, un sentiment même si l’on ne fait que se croiser. Parfois, je me dis que ce sont ces rencontres improbables, fortuites, qui m’enrichissent davantage peut-être que celles qui durent. Je les garde en mémoire, elles me font sourire, elles me remontent le moral, elles me donnent le sentiment d’exister, de ne pas être invisible.

Oui, dans ces transports en commun, on a l’impression que personne ne veut voir l’autre. Des personnes se font agressées et personne ne réagit ? Des personnes s’embrassent et on détourne le regard.

Quand je vois un beau moment entre un frère et une sœur, entre un parent et un enfant, ça me touche et je voudrais pouvoir le dire à ces personnes que c’est beau. Leur rendre ce qu’il me donne, l’espoir en l’être humain.

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