La maladroite d’Alexandre Seurat


lamaladroite

Je ne sais plus ni où ni comment j’ai pris connaissance de ce titre et je l’ai mis dans ma liste.

Même en lisant la quatrième de couverture, je ne m’attendais pas à découvrir ce que j’y ai découvert.

Sous forme de témoignages, ce récit lance comme des pierres des aveux, des informations, des émotions, des pensées de personnes qui ont côtoyé, vu, essayé parfois de venir en aide à une famille, à une petite fille en souffrance, une enfant victime de maltraitance.

Un sujet dur, un sujet tabou, un sujet douloureux, un sujet aux multiples questions, un livre poignant.

Ce récit je n’ai pas pu le lire sans pleurer, sans penser à cette enfant et cette envie folle de la serrer fort dans mes bras, de la protéger, l’éloigner de ce malheur, de la remettre à sa place d’enfant. C’est un déchirement, une impuissance, la colère et cette question : qu’aurai-je fait?

Je n’ai pas lâché le livre, retenant ma respiration, croisant les doigts pour que ce qui se profilait n’arrive pas.

On peut s’interroger sur la part de responsabilités de tous ces adultes qui ont suspecté, qui ont préféré le déni, qui ont tenté d’agir, qui ont agi, la lenteur administrative. Puis la culpabilité.

Inspirée d’un fait divers, ce premier roman d’Alexandre Seurat met le doigt sur un système de justice limité, la difficulté à déceler, reconnaitre et agir face à la maltraitance infantile, sans être accusateur.

Difficile à lire, mais écrit avec tellement de justesse.

 

 

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