« Devance tous les adieux », de Ivy Edelstein


Ivy Edelstein

Lorsque j’ai lu l’extrait de la quatrième de couverture de « Devance tous les adieux », ça m’a pris au cœur, oui là, où toutes les émotions se mêlent.

Christian Bobin dit qu’il est écrit « à la hache ». Et c’est là que réside toute la profondeur de ce livre. Ce n’est pas un roman, ce n’est pas une histoire, ce n’est pas une invention, ce sont des sentiments, un débordement de sentiments et d’émotions tout au long du livre. Des flash-back, des doutes, de la tristesse, de la colère, des déceptions, de la joie, de l’espoir d’un fils qui a perdu son père, d’un père, qui a trouvé sa « solution » pour être « heureux ».

« Devance tous les adieux » ne se raconte pas, ça se vit, ça se sent autour de l’amour, la mort, le suicide, la vie et tous les sens qu’on peut leur donner.

Un homme doit-il mourir avant ses parents ? Des parents doivent-ils mourir avant leur enfant ? Que laisse-t-on quand on a décidé qu’il était l’heure ? Comment vivre quand plus rien n’a de goût ? Comment vivre quand quelqu’un qu’on aime s’ôte la vie ? Certains disent pêché, d’autres courage, mettre un terme à une vie qui ne nous plaît pas, sans voir d’issu sinon celle d’en finir, est-ce bien ? Est-ce mal ? Qui peut le dire…

Entre culpabilité et rage, quel avenir ? Quelle est la place de Dieu ? A qui pardonner ?

Un très bel hommage aux morts qui vivent toujours à travers ceux qui les aiment.

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